Présentation

Né le 3 janvier 1963 à Soignies (père de trois enfants)
Licencié en Histoire
Licencié en Histoire de l'Art & Archéologie
Agrégé de l'enseignement secondaire supérieur
Docteur en Histoire
Chercheur Qualifié honoraire du FNRS
Professeur Ordinaire
Membre de l'Académie royale de Belgique
Recteur honoraire de l'Université libre de Bruxelles

Treize membres de l’Académie royale de Belgique m’ont fait l’honneur de proposer ma candidature à l’élection du futur Secrétaire Perpétuel.

Qu’Arsène Burny, Jean Mawhin, Nathalie Verbruggen (Classe des Sciences), Michel Dumoulin, François Ost, Giovanni Palumbo, Christian Vandermotten (Classe des Lettres), Pierre Cordier, Victor Kissine, Catheline Périer-d’Ieteren (Classe des Arts), Martine Durez, Philippe Maystadt, Yves Poullet (Classe Technologie & Société) trouvent ici l’expression de mes chaleureux remerciements pour la confiance qu’ils ou elles m’ont témoignée.

Si je suis élu au Secrétariat Perpétuel de l’Académie royale de Belgique, l’Université libre de Bruxelles accepte de me détacher à temps plein auprès de l’Académie (à l’exception d’un ou deux cours que je souhaiterais continuer à donner), afin que je puisse me consacrer pleinement à sa direction.

Formation et parcours universitaire

Après des études à l’Athénée royal de Nivelles, j’ai suivi, à l’ULB et en parallèle, des études d’histoire et d’histoire de l’art et archéologie. Une fois ces deux licences décrochées (ainsi qu’une agrégation de l’enseignement secondaire supérieur), j’ai entamé une recherche doctorale grâce à un mandat d’aspirant au FNRS qui a débouché sur une thèse consacrée à la genèse et au développement du concept de citoyen en Grèce archaïque. À l’issue de ce mandat d’aspirant, j’ai souhaité poursuivre ma recherche post-doctorale à l’étranger, là où ma spécialisation me conduisait tout naturellement, en Grèce. J’ai ainsi obtenu une bourse post-doctorale de 4 ans dans un institut de recherche français, implanté à Athènes (depuis 1846) et particulièrement réputé dans le domaine de l’histoire ancienne et de l’archéologie : l’École française d’Athènes. Ma qualité de « membre » de cet institut de recherche m’ouvrait de la sorte les portes d’un réseau international d’institutions de recherche établies dans le bassin méditerranéen et centrées sur mon domaine de spécialité. Au terme de ces 4 années passées à l’étranger, j’ai réintégré le FNRS, comme chercheur qualifié, avant de connaître un « rapatriement » dans le cadre de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université libre de Bruxelles, pour y enseigner l’histoire du monde grec antique et certains cours d’archéologie. J’y suis, depuis 2002, professeur ordinaire.

Domaine disciplinaire

J'ai constamment mené ma recherche entre plusieurs champs disciplinaires et notamment entre histoire et archéologie. Mes recherches portent essentiellement sur l’histoire sociale (notamment à travers certaines manifestations culturelles, comme les processions religieuses, ou à travers l’étude des structures artisanales), ainsi que sur la citoyenneté grecque, notamment dans ses rapports avec les identités culturelles. Mon premier livre, consacré aux ateliers de sculpture de l’Athènes archaïque, a été publié par l’Académie royale de Belgique dont la Classe des Arts m’avait attribué un Prix. Je m’intéresse aujourd’hui de plus en plus étroitement d’une part à l’histoire urbaine, d’autre part aux structures économiques de l’Antiquité grecque (relations entre fiscalité et citoyenneté, systèmes d’échanges, etc.).

Mais une large part de mon activité scientifique concerne l’archéologie dite de terrain. J’ai en effet eu l’occasion de fouiller sur plusieurs chantiers archéologiques importants, à Delphes, à Thasos, et j’ai participé à la construction de projets européens, comme celui qui concerne le site archéologique d’Itanos, en Crète, encore en cours et dont je suis co-directeur. D’autre part, depuis 2002, je dirige la Mission archéologique belge d’Apamée, en Syrie, qui est la plus ancienne mission archéologique belge à l’étranger, fondée dans l’élan de la constitution du FNRS, en 1928, et à laquelle je participe depuis 1987.

Depuis le début des tragiques événements qui secouent aujourd’hui la Syrie, les travaux de terrain ont été interrompus pour raisons de sécurité, mais l’étude et la publication des résultats des campagnes antérieures se poursuivent. Je dirige la nouvelle Collection qui accueille les publications associées au site et publiée par l’Académie royale de Belgique. Depuis 2010, quatre volumes ont été publiés [Mémoires de la Classe des Lettres in 4°, 3e série : Fouilles d’Apamée de Syrie vol. 1-4 (2011-2016)] et plusieurs sont en préparation. De même, la mise sur pied d’un site web qui vise à faciliter l’échange de données entre chercheurs et la diffusion de l’information scientifique à un plus large public devrait contribuer à une « science ouverte » et pallier très partiellement les destructions aveugles du patrimoine syrien. Apamée, fondation grecque du début du IIIe s. av. J.-C., fut la capitale d'une province romaine et l’une des villes les plus importantes du bassin méditerranéen antique. J’y dirige une équipe pluridisciplinaire (comme l’est aujourd'hui toute équipe archéologique) et me suis intéressé de la sorte non seulement à des problèmes d’organisation urbaine, mais aussi à des thématiques technologiques, comme le système d’adduction de l’eau, en collaboration avec des spécialistes d’autres disciplines, notamment des ingénieurs. L’archéologie est en effet une science dans laquelle les technologies les plus modernes et la pluridisciplinarité au sens large jouent un rôle essentiel. J’ai ainsi eu le plaisir de nouer très tôt de multiples contacts (y compris au plan de la production scientifique) avec d’autres disciplines, de la biologie au génie chimique en passant par l’architecture, l’anthropologie physique ou les techniques d’informations géographiques pour me limiter à quelques exemples. Cette expérience m’a également familiarisé avec la gestion de programmes internationaux et la nécessité de développer la recherche à travers l’obtention de financements très divers, tant publics que privés. Aujourd’hui, pour tenter de préserver ce qui peut encore l’être du patrimoine syrien, je m’investis dans des programmes de sauvegarde du patrimoine mondial de l’Humanité.

Outre la publication des résultats de mes dernières campagnes de fouille menées tant en Grèce qu’en Syrie, je prépare actuellement un livre sur la dérive utilitariste du patrimoine archéologique mondial et les risques qu’il encourt. En collaboration avec des collègues français, je coordonne également la réalisation d’un ouvrage de synthèse sur le monde des Grecs au VIe siècle av. J.-C.

Responsabilités en matière de recherche

Le début de ma carrière universitaire fut exclusivement consacré à la recherche et à l'enseignement. J'ai cependant eu assez rapidement la chance de diriger une large équipe de chercheurs (CReA-Patrimoine), réunis en un laboratoire qui gère à la fois des projets de recherche fondamentale et des contrats de recherche orientée (avec les Régions notamment).

En 2006, j’ai été élu Membre de l’Académie royale de Belgique. J’ai également une activité éditoriale, en tant que membre de comités de rédaction de plusieurs revues et collections internationales et co-directeur de la Revue belge de Philologie et d’Histoire.

Jusqu’à mon élection au rectorat, j’ai participé à de nombreuses commissions scientifiques en Belgique (dont celles du FNRS) et à l’étranger (notamment pour l’Agence française de la recherche — ANR), dans mon domaine de spécialité.

Expérience d’enseignement

J’enseigne ou j’ai enseigné, à l'ULB, aux étudiants de toutes les années d’étude et de plusieurs facultés. Mon cours général d’histoire ancienne s’adressait, jusqu’il y a peu, à un public très large de BA1, tandis que certains de mes autres cours concernent des nombres plus réduits d’étudiants, sous la forme de séminaires de recherche par exemple. J’ai toutefois aussi eu la chance de mener ma carrière d’enseignant dans d’autres universités (Paris X et Dijon) ainsi qu’à l’École Pratique des Hautes Études à Paris où j’ai été directeur d’études invité.

Responsabilités dans le domaine de la gestion académique

C’est en 2000 que je me familiarise, pour la première fois, avec les questions de gestion universitaire, lorsque le Recteur Pierre de Maret me sollicite pour un mandat de Conseiller pour la recherche en Sciences humaines. En 2004, je suis élu par ma Faculté à un mandat de vice-doyen avant de devenir doyen en 2008 et d’être élu recteur en décembre 2010, pour un mandat de 2 ans, puis en mai 2012, pour un ultime mandat de 4 ans. J’ai, dans ce cadre, exercé les mandats de Président du Conseil des recteurs francophones (CRef), de Président du Conseil de la Politique scientifique wallon, de Président du Conseil d’administration du F.R.S.-FNRS ou encore de Président a.i. du Conseil d’administration de l’ARES (Académie de recherche et d’enseignement supérieur de la Communauté française de Belgique).

Ancien membre du Comité scientifique des Maisons des Sciences de l’Homme (France), je suis, depuis 2015, membre du Conseil de Surveillance de la Fondation « Maison des Sciences de l’Homme » (Paris) où je représente le F.R.S.-FNRS. Je siège également dans d’autres Conseils d’administration d’institutions culturelles et académiques belges (ex. Academia Belgica à Rome) ou étrangères (ex. Casa de Velazquez à Madrid qui mène à la fois une politique scientifique et artistique). En raison de cette expérience, je suis régulièrement sollicité pour des missions d’évaluation d’institutions académiques, notamment en France (AERES et Hcéres) ou en Suisse (AAQ).

Responsabilités dans le domaine de la gestion de fondations

La gestion de fonds ou fondations constitue une expérience importante pour l’exercice du mandat de Secrétaire Perpétuel de l’Académie royale de Belgique. Je préside ainsi plusieurs fondations belges, disposant de fonds non négligeables, telles que la Fondation Wiener-Anspach, la Fondation Jaumotte-Demoulin et le Fonds David & Alice Van Buuren. Mais j’ai également acquis une expérience plus internationale, à travers ma présidence, depuis 2013, du Réseau français des Instituts d’études avancées.

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